Damien D. a écrit:Le TGV a contrario, est un gouffre a pognon. Ça plait a tout le monde.
Ben non, c'est même le seul truc qui rapporte du fric.
Le chemin de fer est le seul moyen de transport qui a financé son infra, on trouve normal de payer tous, avec nos impôts, les routes, autoroutes, aéroports et ports, mais curieusement, quand il s'agit du rail, on trouve ça anormal.
La séparation de l'infra et de l'exploitant, qui est par ailleurs une énorme bêtise, a au moins eu ce mérite de faire voir qui paie quoi.
RFF est déficitaire de 700 millions d'euros, pendant que l'exploitant a eu un bénef de 1 milliard d'euros deux années de suite.
No comment...
Si la SNCF avait été traitée a la même enseigne que les autre modes (infra payée par l'État) il y a longtemps qu'elle écraserait Total en bénef annuels.
Je ne vois pas ou est le gouffre a pognon.
Et même si c'était le cas, même si l'exploitant perdait de l'argent, vous savez combien le transport ferroviaire (mais ce serait pareil pour l'aérotrain s'il existait) crée de richesses au niveau des villes, des départements, du pays ?
Ca vaudrait quand même le coup de le maintenir a flots.
Mais bon, on se disperse, la seule chose qui compte, si vous voulez prouver que votre projet tiens la route, c'est de montrer que tous les problèmes courants de ce genre de transport sont résolus.
Et d'une manière plus économique que par le train.
Pour l'instant, le TGV assure un débit de 260 personnes a la minute par sens a une vitesse de 300 km/h.
On peut se persuader par la méthode Coué que l'aérotrain fera "mieux", "c'est évident", "tout le monde le sait"...
Ouais, très bien.
Mais comment ? Avec combien de véhicules a combien de places par rame, avec quel poids maxi par passager (actuellement un pax pèse environ 100 k), pour quel cout par rame, etc etc...
La réponse "pour moins cher que le train" n'est pas suffisante, j'espère que vous le comprenez ?
Autre chose, le mur de la caténaire, c'est quand le pantographe rattrape l'onde qu'il crée, il y a résonance et rupture.
Le systeme de suspension secondaire et de hauteur fixe ont porté la vitesse de cette onde a plus de 700 km/h => ce n'est plus le facteur limitant.
(Ça n'empêche pas de la surtendre pour les essais, pour limiter les amorçages, mais ça n'a rien a voir)
Le facteur limitant, ce sont les couts d'entretien de la voie, il faut savoir que ce cout double presque quand on passe de 300 a 320 km/h !
La il y a une carte a jouer, mais attention, vite, car les nouveaux procédés de pose de voie (plaque béton ou sur chaussée, aiguilles a rouleaux, etc, font baisser significativement ce prix...
Quand a dire que les roues, c'est fini, c'est un peu comme dire que les tables avec des pieds, c'est fini, que le futur sera a coussin d'air ou magnétique...
Moi je veux bien, mais je demande a voir 1- que c'est possible (ça l'est surement), 2 - que c'est mieux (La je suis moins sur...).
J'ai bien peur que le coté séduisant de l'affaire ne vous aveugle, mais bon, encore une fois, faut voir...
Pour finir, excusez-moi, je trouve que votre démarche manque un peu de sens: Vous voulez absolument prouver que l'aérotrain est un bon truc et vous cherchez un but qui permette d'y arriver.
En général, dans l'industrie, c'est l'inverse que l'on fait...
On ne dit pas "je veux un avion en titane", on dit "je veux un avion capable de faire ça et ça", puis on cherche les différentes possibilités, si c'est le titane, va pour ça, si c'est autre chose, tant pis, on prend ce qui correspond au but choisis, pas le contraire...
Il faut , a mon avis, fixer un objectif, par exemple: "je veux relier Paris a Lyon en moins d'une heure, par un transport terrestre, avec un débit de 300 personnes / mn par sens, dans des conditions de conforts au moins équivalentes a celle d'un tgv.
Puis étoffer ce début de cahier des charges.
Puis rechercher ce qui convient le mieux dans l'existant et dans ce qui pourrait exister.
Si c'est l'aérotrain, tant mieux, sinon, il faudra l'accepter...