BlackShark a écrit:La ville c'est là qu'il y a justement le plus d'intérêt à faire entrer notre train ! L'accès direct au centre-ville est l'un des arguments majeurs en faveur du train.
Si il faut perdre 30 minutes de transport en commun pour se rendre du centre ville à la aéro-gare au départ et à destination, autant prendre le TGV, ou si on va suffisamment loin : l'avion on gagnera du temps.
Ça me semble évident en effet, même si de plus en plus, les gares LGV sont en périphérie des grandes villes (justement pour éviter à la population de banlieue, plus nombreuse, de devoir "rentrer " en ville pour prendre le train).
Enfin de toute façon c'est sur, une desserte en centre ville me semble indispensable pour rendre le projet crédible.
Cela me fait venir a l'esprit un argument potentiel pour l'aérotrain: proposer d'emblée des liaisons inter-capitales Européennes.
En effet, a de rares exceptions, (Bruxelles, et paradoxalement, Londres) il n'existe pas de liaisons a grande vitesse de ce type.
Paris-Berlin me semble idéal: pas de gros obstacles a part le Rhin, une distance trop courte pour l'avion, et en limite de rentabilité pour le tgv a sa vitesse actuelle, quasi pas de réseau aux normes "occidentales" dans ce qui était l'Allemagne de l'est...
BlackShark a écrit:Tu cries victoire un peu rapidement pour le train.
Il y a tellement de redondances de sécurité (aérotrain et maglev) qu'une coupure de suspension totale en circulation est quasi-impossible, les ingénieurs ont l'intention de voyager sur leur machine et ont d'autant plus intérêt à ce qu'elle soit sûre. Le véhicule est prévue pour protéger les passagers dans l'hypothétique cas infinitésimal d'une coupure totale : le véhicule se pose brutalement, certes mais les passagers sont sais et saufs, dans le véhicule bien ancré sur la voie.
Face à cela le TGV n'est pas aussi sûr et fiable. En cas de rupture d'un essieu le TGV déraille, ce qui est extrêmement grave. Cela s'est déjà produit à plusieurs reprises.
Les ingénieurs du TGV assurent une meilleure sécurité des passagers avec les rames articulées spéciales anti-repliement en accordéon et le centre de gravité bas empêchant le retournement des rames, mais un déraillement signifie sortie de la voie : imagine le résultat sur un pont et que le rail de sécurité faille, ou pire : que le train chevauche la deuxième voie à l'approche d'un croisement avec un autre train...
Bien sûr on parle là de cas dont les probabilités sont infinitésimales mais tu cherches la petite bête, je tenais juste à te rappeler que la roue a également des grosses faiblesses.
Les ingénieurs SNCF et Alstom prennent aussi le train, ça, ça ne prouve rien, juste qu'ils ont confiance dans leur truc.
Et, non, une rupture d'essieux ne provoque pas systématiquement un décollage dans le décor, ni même un déraillement, ça c'est deja produit, y compris a grande vitesse.
Des déraillements pour d'autre causes aussi, et ça n'a pas provoqué de drame, et ça n'est pas du a la chance...
A ce jour, (28 ans d'exploitation, 3 milliards de passagers), pas une victime...
Je ne dis pas que ça n'arrivera jamais, mais c'est deja un record du monde, tout mode confondu...
Quand aux redondances (il y a en a aussi sur le ferroviaire, mais moins, parce que du point de vue sécurité, une panne provoque l'arrêt, ce qui niveau sécurité, n'est pas grave), c'est du fric en plus, du poids en plus, de l'entretien en plus, etc.
Certains pensent que c'est cette raison économique qui a provoqué la fin du transrapid: ses systèmes étaient conçus comme l'aérien au niveau fiabilité, car le cout élevé des aiguillages rendait ceux-la rares donc, on augmente la fiabilité pour rendre la panne quasi improbable => €€€€€€€€€€€