Merci, cher BlackShark, pour les corrections que tu apportes à mes propos, !
Dans l'équation :
q Véject + (Péject - Patmos) Séjectce n'est bien que le premier terme qui représente les échange de Quantités de Mouvement !
Le deuxième terme représente finalement l'action des forces de pression sur le système considéré. C'est donc là qu'intervient la surpression d'un coussin d'air.
Ce qui fait que les indices "éject" dont j'ai doté, entraîné par mes habitudes fuséistes, Pression, Vitesse et Surface ne sont plus très judicieux (ils prêtent à confusions). Il faudrait remplacer "éject" par "section du tube de courant limitant le volume-enveloppe"...
Le système considéré (un aérotrain) serait donc limité par la surface-enveloppe suivante : Son enveloppe matérielle (carénage), la surface du rail, et les entrées et sorties d'air diverses : entrée d'air pour coussin d'air, et les surfaces de fuites du coussin d'air . Le carénage et la surface du rail ne permettant pas le passage de fluide, ce sont les Aires, Pression et Vitesse aux entrées et sorties d'air qui hériteront de l'indice "section
1, 2, etc. du tube de courant limitant le volume-enveloppe" etc...
C'est là que la notion de Volume-enveloppe devient efficace (elle permet la généralisation du raisonnement à toutes sortes de système)...
(c'est plus simple à dessiner et à concevoir qu'à expliquer)
Tu écris aussi, BlackShark :
>>>>>>>>>Les échanges de quantités de mouvement [... ] représentent (de mémoire) environ 20% de la force de portance d'une aile d'avion ou d'une hélice.<<<<<<<<<<<
Je ne voudrais pas ici relancer une polémique qui est retombée ces temps-ci ; cette polémique s'est levé, il y a quelque années, lorsque des petits malins ont prétendu que les avions se sustentaient "à réaction".
Comme les aérodynamiciens disposent de relevés très précis de la Portance des ailes et qu'ils utilisent fort bien le Théorème de Bernoulli, ils n'en avaient rien à foutre des propos de ces petits malins (propos qui ne leur servaient à rien)(comme le fait que la nature de la lumière est corpusculaire et vibratoire ne sert à rien à un agriculteur, en première approximation)...
Or ce sont, si j'ai bien suivi la polémique, ces petits malins qui avaient raison : on ne peut pas imaginer que l'aile d'un avion soient poussée vers le haut sans que quelque-chose d'autre soit poussé vers le bas : dans le système air-aile, il y a bien conservation des Quantités de Mouvements...
C'est ce qui fait qu'il est très dangereux pour un avion de passer dans le sillage d'un autre, et spécialement à un petit avion de passer dans le sillage d'un très gros : il faut mieux laisser aux Quantités de Mouvements données par le gros avion à l'air le temps de se dissiper en chaleur...
Chacun connaît cette image :

image abritée par le site de Mécanique des Fluides
http://www.efluids.com/.
On remarque la projection d'air vers le bas par l'avion (sans préjudice de l'existence, en sus, de tourbillons détenteurs d'énergie)...
Finalement, le fait qu'un aéronef se sustente par cession de Quantité de Mouvements à l'air a gêné un certain temps les avionneurs (ou du moins certains), alors que d'autres, les hélicoptèristes, calculaient dans le même temps la sustentation des "ailes" de leurs engins par la formule
F = q V, dérivation de la cession de Quantité de Mouvement du Rotor à l'air : Mais quel est la différence entre une pale de rotor et une aile ?
Si comme tu le dis seuls 20% de la portance d'une aile provient de l'échange de Quantité de Mouvement, d'où viennent les 80 autres % ? De la dépression sur l'extrados et de la surpression sur l'intrados, me diras-tu...
Mais une Pression ne peut exister que si elle prend appui sur quelque chose : La surpression du coussin d'air n'existe que parce que l'aérotrain a un fond et roule sur un rail (que cette pression est contenue par une enceinte, donc). Finalement, la pression est le "média" qui transmet la force depuis le rail jusqu'au fond de l'engin...
Si le rail disparaît instantanément (parce que l'aérotrain à bousculé les heurtoirs de fin de voie), l'aérotrain se trouve dans la situation d'une fusée sustentée (mais insuffisamment) par l'air des particules du coussin d'air éjecté vers le bas : La pression sur le fond de l'engin prend appui sur les particules d'air qui se dérobent, ce qui fait que la pression diminue alors à presque rien (et elle s'applique sur une surface réduite aux abords de la soufflante)...
Voilà. j'ai essayé d'être sincère dans ces explications sur une question difficile que je ne possède par forcément : Comme beaucoup de gens, je suis toujours sur la pointe de mon "progrès personnel" et je me suis peut-être trompé quelque part. Si oui, dites-moi où...
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Je me suis (ré) intéressé à cette question des Quantités de Mouvements à propos de la Portance des ogives de fusée. C'est la Théorie des Corps Élancés qui permet le calcul de cette Portance. Et cette théorie considère bien que cette portance est entièrement due à l'échange de Quantité de Mouvement entre l'ogive et l'air.
De plus, lorsque l'ogive s'applatit et devient une aile (delta), c'est toujours la même formule qui s'applique :
La Portance d'une ogive (de sections circulaires) est égale à la Portance de l'aile delta de même projection (projection normale au mouvement de l'ogive : son ombre, si l'axe de l'ogive est horizontal)...
Tu connais d'autre part l'explication physique de la Pression au point d'arrêt d'un corps : Cette pression naît de l'impact des particules d'air en ce point et la force due à cet impact se calcule par la conservation des Quantités de Mouvements.
C'est l'explication de Newton. Elle est valable au point d'arrêt dans le monde qui nous entoure (
1/2 rho V²) et même valable en tout point du corps en atmosphère raréfiée (atmosphère particulaire)...
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Si je dis tout cela, c'est pour me fixer les idées et pour soumettre les idées ainsi fixées à votre critique.
C'est le principe des forums, si je ne m'abuse, et donc surement de celui-ci...
Amicalement,
Bernard de Go Mars !