C'est beau la jeunesse !
Adrien91 a écrit:Le train magnétique bat les records d'accélération (telle que à pleine puissance, il peut tuer tout ses passagers à cause des G)
et de vitesse..
Ca ressemble à un joli copié craché d'un délire de journaliste, et je vois très bien lequel. tu as dû lire une ânerie du style "avec un moteur électrique linéaire, tu peux accélérer aussi fort que tu veux il suffit de mettre plus de courant", je me trompe ? . Le transrapid et le JR-Maglev sont absolument incapables de telles horreu.... euh
prouesses !
Accélérer un train de plusieurs dizaines de tonnes requiert une énergie considérable, tu ferais fondre les transfos et les électro-aimants bien avant la moindre accélération potentiellement dangereuse.
Ces trains ont une bonne accélération et sont prévus pour accélérer à +0,2g... les transfos, les capacités des cables et de refroidissement des aimants sont dimensionnés en conséquence.
foxmc a écrit:Ton principe à turbines à gaz me paraît intéressant mais le gaz n'est pas une énergie renouvelable. J'y crois aussi moyen aux biocarburants. Mais le principale souci de l'aérotrain aujourd'hui est son énergie. Comment trouver une énergie propre, pas chère, pas trop lourd et volumineuse pour entre dans le train....
Je pense qu'il faut faire des choix judicieux.
On sais tous que le TGV arrive à ses limites de vitesses et de bruits. L'aérotrain s'impose comme un relai obligatoire si il n'est pas devancer par le train magnétique( quelque chose du genre qui marche avec des aiment pour être hors sol).
Le terme "gaz" de turbine à gaz ne définit pas le carburant, le terme gaz se réfère généralement tout simplement à l'air ambiant aspiré par le moteur.
Selon sa construction et ses réglages une turbine à gaz peut utiliser quasiment n'importe quel combustible liquide ou gazeux. (de l"hydrogène gazeux jusqu'aux pétroles lourds)
La turbine à gaz est un type de moteur comme peut l'être le moteur à explosion (le moteur à pistons classique) le moteur Wankel, Stirling, etc...
Le couple turbine à gaz + carburant dérivé du pétrole offre à l'heure actuelle le meilleur rendement entre puissance, poids, prix, énergie/poids, énergie/volume. De plus un moteur bien réglé est très propre, pour rappel le CO2 n'est pas un polluant, il ne salit pas, n'est pas toxique et ne détruit pas la couche d'ozone : c'est juste un gaz à effet de serre.
Le "TGV" arrive en effet à ses limites, ou plutôt devrais-je dire le "le contact roue/rail" car le TGV (marque déposée) commence à se faire vieux. Il n'en reste pas moins que d'améliorations en améliorations la barre posée par les dernières générations de trains est très très élevée.
L'aérotrain, si il est bien développé (contre-exemple de l'aérotrain Rohr), a la capacité de le surpasser légèrement, mais si tu cherche le top du top de ce qui se fait de mieux, rien n'arrive à la cheville de la technologie Maglev... mais à quel prix !
L'argument clé de l'aérotrain n'est pas réellement ses performances de vitesse max économiquement réalisable ou de consommation d'énergie (ils sont similaires au train), mais plutôt son confort, sa simplicité technologique et son prix de construction.
Adrien91 a écrit:Ben d'après ce que j'ai lu, à l'époque c'était juste des petits moteurs de 50ch, donc pas trop gourmants.
Après, la turbine arrière peut être plus. Mais comparé à un train de marchandises ça doit être faible !
La conversion en électrique, se fera sans doute un jour. Mais pour le moment c'est vrai qu'il y a pas mal de problème.
On pourrait transmettre l'électricité par champs magnétiques de très hautes fréquences et très haut voltage mais faire courrir une bobine sur des centaines de kms pose les mêmes problèmes que pour le train magnétique.
Ensuite faire un générateur très haute tension et créer un arc électrique avec l'aérotrain serait possible mais horriblement dangereux si quelqu'un tombe sur la voie xD
Le 3eme rail repose les problèmes de frottement. Mais j'ai lu quelque part, que par exemple, le TGV sur les parcourts à très hautes vitesse n'utiliser les moteurs que 1/2 ou 1/3 du temps, utilisant l'inertie pour le reste! L'aérotrain, n'ayant pas de frottement, jouit du même phénomène mais démultiplier !!
Et donc énormement d'économie d'énergie !!
A voir ^^
Pour la sustentation on n'a pas de valeur précise pour le I80, nos estimations actuelles à partir des moteurs tournent entre 15 et 20 kW par tonne levée, ce qui est assez important. Le Tridim était équipé de coussins différents et plus performants n'utilisant que 3kW par tonne mais les contraintes de performances ne sont pas du tout les mêmes (capacité à absorber les irrégularités de la voie).
Avec les améliorations des coussins d'air et des contraintes de construction de voie un minimum rigoureuses il serait possible d'avoir de meilleurs rendements que ceux de l'I80 mais on ne dispose pas de calculs pour trouver une estimation actuelle, pour éviter de sortir des calculs fantaisistes mieux vaut partir sur une base sûre de 15kW/t pour le moment. La puissance requise pour soulever l'aérotrain est accessible mais reste néanmoins très importante : un article sérieux de "la vie du rail" annonçait à l'époque que les gains du "non-frottement rail/roue" étaient entièrement absorbés par la génération du coussin, même à grande vitesse, l'aérotrain est donc toujours très très sensible au poids, sa légerté est un point de design critique.
La marche sur l'aire des trains repose sur leur poids dans les descentes qui compense les frottements (roues + frein-moteur + aérodynamique) et sur leur inertie due à leur masse en décélération sur le plat. L'aérotrain peut également le fait étant d'un ordre presque 3x plus léger à nombre de passager équivalent en bénéficie beaucoup moins (il aura besoin d'une pente plus forte pour maintenir sa vitesse et ralentira plus vite sur le plat). Il faut cependant rappeler que tout ce qui est gagné en descente dans un sens doit être redépensé dans l'autre : un train dépensera 3x plus d'énergie pour grimper la colline sur le trajet inverse.