Tu as raison pour la basse et la moyenne vitesse... mais cela n'a aucun rapport avec les ventilateurs (il n'y avait d'ailleurs pas de ventilateurs mais un compresseur "froid" de type centrifuge monoétage. L'air était distribué par le biais de deux gaines latérales pourvues d'une multitude d'ouies d'alimentation des coussins d'air.
http://img442.imageshack.us/img442/908/aaqi2.jpgCet effet de sol (recherché ou non) est directement lié à la vitesse relative (vitesse air). Le problème des prises d'incidence incontrolable vient du rapport exponentiel angle d'incidence/portance. Soit: plus il y a d'incidence, plus il y a de portance (à vitesse air égale) et plus il y a de portance, plus il il va y avoir d'incidence... CQFD
Sauf à adapter un moyen régulateur d'incidence de type empenage avion, mais là.... on sort un peu du débat.
Juste pour info, le dessous d'une aile (intrados) peut être dégradé aérodynamiquement (présence de moteur, d'armement, bidon, trappes de train, trous quelconques ect. Cela n'influe pratiquement pas sur la portance car l'intrados est, par nature, sous pression donc pas de risque décollement des filets d'air. En revanche le dessus de l'aile doit être pur. Toute dégradation du profil risque de décrocher les filets d'air et du coup, opérer ce que l'on appelle le décrochage aérodynamique de l'aile.
Du coup, les dispositifs ne coussins d'air situés en intrados n'empècheraient en rien l'effet portance. Je dirais même qu'au contraire, ils y participent dans la mesure où ils créent une pression intrados même à basse vitesse...
L'idéal serait de parler de tout ça de visu. C'est assez difficile d'expliquer ce principe au travers d'un simple post.
Enfin, partez du principe qu'il y a deux solution techniques différentes:
1) le coussin d'air de type "bertin" alimenté mécaniquement
2) le coussin d'air aérodynamique alimenté par un rapport vitesse/surface alaire
La primo-définition de votre cahier des charges doit d'abord faire ce choix.
Philippe