Pour répondre un peu en vrac
Les week-ends sont à proscrire, tout se passe en semaine exclusivement chez Bertin.
La HD n'apporte rien sur des bandes 16mm, le grain n'est pas assez fin pour justifier la hausse de la résolution. Beaucoup de spécialistes du transfert numérique arrivent à la même conclusion : la résolution DVD (720x576) suffit amplement.
On est d'accord concernant l'impératif du TriCCD, surtout dans un environnement où on sera amené à corriger les couleurs. De plus, les objectifs des Sony sont vraiment merveilleux, rien à voir avec certains JVC pour ne citer qu'eux.
Pour le stockage, les cassettes mini-DV ne sont pas une bonne idée, car il faut monter les films avant de les stocker, on ne conserve pas les bruts ! Eh oui, si une bande casse pendant la projection, on revient en arrière et on recommence, il faut ensuite recoller numériquement pour effacer la coupure. Il y a aussi le début et la fin du film qui sont inutiles. On a pas besoin, par exemple, d'avoir le décompte 9/8/7/6/... ou la mire de centrage sur le film final. En plus le transfert d'une cassette mini-DV sur un ordi est une horreur. C'était la technologie des années 90, maintenant le choix se porte sur le stockage sur DVD (ou Bluray de + en +), sur mémoire flash, ou sur mini disque dur (je parle ici du caméscope).
Le format DVD n'est pas si désastreux que ça. Il est vrai qu'il n'a pas des images clés comme le DV, mais ce n'est pas non plus progressif comme le Divx. Après 4 ans d'exploitation exigeante de ce format, je trouve qu'il est tout à fait suffisant pour une sauvegarde de films 16mm. Finalement, ça nous arrange, car on a un caméscope TriCCD DVD sous la main, le mien ! Et il est dispo tout le temps gratuitement ! Je serais curieux de savoir sous quel format stockent les caméscope à mini disque dur. Avec un peu de chance, on a du MPEG2, donc on s'y retrouve.
Rien n'interdit, ensuite, de convertir tout en DV pour un stockage sur disque dur informatique et pour faciliter les montages ultérieurs. Deux disques durs de 500Go, 750Go ou 1To suffiront, l'un étant exclusivement l'image de l'autre, et le contenu ne devant être modifié que lorsque de nouvelles vidéos sont numérisées, ou lorsqu'un film est monté. Car il s'agit toujours de conserver les bruts et les montages terminés et les stocker dans des répertoires séparés.
Concernant les langues, je vais énoncer mon avis : il faut tout numériser, il n'y a pas de doute là dessus, mais avec des priorités différentes. Le russe ou le grec passeront en dernier, cela va de soi. On se concentrera sur les masters français, et on tentera d'identifier de quel master proviennent les copies, pour éviter de les refaire, et pareil pour les langues qui sont souvent un montage entre les mêmes images qu'avant, et le son dans la langue du pays concerné. Il est possible aussi que certaines vidéos soient exclusives d'un pays, par exemple des journalistes anglais qui ont filmé leur propre reportage, et qui ont filé une copie à Bertin, et du coup là la priorité remonte.
Pour les curieux qui se demandent ce qu'est le TriCCD, faisons une parenthèse technique. Un capteur classique est tapissé de cellules rouges, vertes et bleues réparties uniformément, mais pas les unes sur les autres. Conséquence, lorsqu'on filme une ligne blanche très fine, il se peut que l'image de cette ligne dans le capteur passe sur une cellule verte ou une cellule rouge. C'est au petit bonheur la chance. À l'écran, on aura une ligne multicolore ! Avec un capteur TriCCD, la lumière traverse un prisme qui divise la lumière en 3 parties. La première partie vient toucher un capteur tapissé de cellules uniquement rouges, la seconde partie vient toucher un capteur tapissé de cellules uniquement vertes, et pareil pour le bleu. Bien sûr, les capteurs sont rigoureusement alignés et contiennent des cellules aux mêmes positions sur chacun des capteurs. Conséquence, notre ligne blanche de toute à l'heure se décompose en rouge, en vert et en bleu pour venir taper 3 cellules simultanément, une rouge, une verte et une bleue. À l'écran, nous aurons une belle ligne blanche. L'importance d'un tel capteur dans notre cas vient du fait que si par exemple le rouge des pellicules s'est un peu estompé, il s'agit de le réhausser numériquement. Imaginez le résultat sur une ligne blanche qui apparait de façon multicolore au lieu de blanche, on aurait des pixels rouges surexposés éparpillés le long de la ligne, alors qu'on désire juste réhausser la teinte rouge dans ce blanc.